Ca jacasse à Eranos. Sortez quelques minutes, décrochez, éloignez-vous, venez prendre un café dans un fauteuil rouge et discuter de ce que cela veut dire "être un bon contemporain", en regardant baisser la lumière.

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Federico Casalegno et Stéphane Hugon : communication, non-communication et information dans les réseaux
Après son explosion, sa rationalisation voire sa disparition, peut-on encore parler de communication. Rarement un terme a eu, semble-t-il, tant maille à partir dans ses utilisations et réutilisations. Une certaine sagesse, toute sociologique, tendrait aujourd’hui à retrouver un propos sur les appropriations sociales de la technologie qui soit plus apaisé. L’on a beaucoup écrit sur les NTIC, et l’on a souvent cédé tant à l’euphorie qu’au catastrophisme.
25 mars 2003 (12:26)

Nouvelle segmentation bipolaire du monde ou au contraire fragmentation salvatrice des grands systèmes, la notion même de réseau, qu’il soit technologique ou social a trouvé là un point d’affleurement entre les discours savants et une réalité plus partagée. Certes, l’on ne reviendra pas sur l’explosion réelle ou fantasmée de l’apparition des technologies numériques dans le champ social. Du social et du technique, l’on se rend bien compte qu’il n’y a pas eu de délivrance de l’un ou de révélation de l’autre ; nous parlerons plus de coprésence et de rencontre qui ont permis des transformations mutuelles. La proximité des manières d’être contemporaines et des outils technologiques, dans un certain contexte esthétique, sociologique, peut-être mystique, mais aussi économique, a permis un effet de captation de l’une et de l’autre, dont personne, de la technique ou du social, ne sortira totalement indemne.

L’article sur le site de CAIRN.