Ca jacasse à Eranos. Sortez quelques minutes, décrochez, éloignez-vous, venez prendre un café dans un fauteuil rouge et discuter de ce que cela veut dire "être un bon contemporain", en regardant baisser la lumière.

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La dimension de l’imaginaire et le quotidien au coeur de notre méthodologie.
L’imaginaire participe de la « construction sociale de la réalité ». C’est par la médiation des images que l’être humain donne du sens à son rapport au monde. Ses activités sont orientées par les représentations qu’il se fait du monde social. Ainsi, l’enjeu d’étudier les représentations et les imaginaires est d’accéder aux principes organisateurs des conduites individuelles et des cultures de groupe.
30 juin 2008 (02:49)
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Ces ensembles d’images ont un caractère éminemment collectif. Une société complexe comme la notre est composée de multiples groupes et mondes sociaux, qui développent chacun leur imaginaire, dans lequel les conduites individuelles trouvent leur fondement.

La profondeur se cache à la surface des choses.

Ces imaginaires de groupe s’inscrivent à leur tour dans des imaginaires sociétaux, des grandes tendances de fond qui marquent l’époque et impriment leur mouvement aux phénomènes sociaux actuels, des plus massifs aux plus anodins.

Les actes quotidiens, qui peuvent sembler fivoles, les rassemblement festifs, les biais de langages et les nouveaux mots, sont en fait révélateurs de mouvements plus profonds. La profondeur, disait Nietzsche, se cache parfois à la surface des choses. 

Les logiques communautaires

Les conduites individuelles trouvent leur principe dans des logiques collectives. L’individualisme apparent des sociétés modernes est en fait sous-tendu par des appartenances communautaires. La fréquentation d’un même lieu, l’amour pour un même objet culturel ou encore le partage d’une même passion sont fondateurs d’un sentiment d’appartenance.

C’est autour d’objets, de pratiques et de lieux partagés que les groupes sociaux se constituent. Ces objets fonctionnent ensuite à leur tour comme des symboles par lesquels les groupes sociaux se représentent leur unité sous une forme sensible.

Ce sont ces logiques communautaires et ces activités de symbolisation qui sous-tendent les pratiques de consommation, les styles de vie ou encore les modes d’appropriation des espaces.

La ritualité

Bon nombre de phénomènes de la vie sociale, des pratiques les plus banales et ordinaires (tels que les actes d’achat et les gestes de la vie quotidienne) jusqu’aux plus exceptionnelles (telles que les pratiques transgressives et les moments festifs) relèvent de la ritualité.

La compréhension de ces comportements implique alors de les aborder comme des conduites socialement réglées et portant un sens symbolique pour la communauté qui les accomplit. Les rites participent à la fondation des groupes sociaux comme tels tout en témoignant de leur rapport original au monde.