Ca jacasse à Eranos. Sortez quelques minutes, décrochez, éloignez-vous, venez prendre un café dans un fauteuil rouge et discuter de ce que cela veut dire "être un bon contemporain", en regardant baisser la lumière.

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Le premier hack destiné à libérer l’iPhone d’AT&T est un véritable cas d’école 2.0.
Les réactions face aux premiers détournements de l’iPhone témoignent des nouveaux comportements, et des aberrations générées par le Web social.
29 august 2008 (17:11)
blog_detournement
  1. je suis une grande compagnie qui investit des millions dans un système de protection numérique pour un produit de grande valeur stratégique
  2. je suis une bande potes qui investit des nuits dans le fait de la hacker, et qui y parvient
  3. je suis un malin de l’avant dernière pluie, au sein de cette bande de potes, et je monte une boîte pour vendre le hack
  4. je suis la communauté des internautes qui crie au scandale face à l’abjection de “vendre un hack qui pourrait nuire au hacké”
  5. je suis la grosse compagnie et j’envoie mes avocats
  6. je suis la petite boîte et je suspends mon hack

Solution 1 : je suis la petite boîte et je trouve finalement un moyen de rentabiliser financièrement mes nuits, je mets le hack en circulation contrôlé (je le protégée contre le hacking pour qu’il ne se répande pas sans moi : je m’assure la propriété de mon vol).

Solution 2 : je suis la petite boîte, j’en ai marre et la taille de la grosse boîte me force à abandonner l’idée de rentabiliser le hack, et je le mets dans le domaine public (je le donne au plus grand nombre).

Conclusion : tout le monde peu bénéficier “de fait” d’une innovation privée si l’adversaire légal est imbattable “en droit”, car les canaux de diffusion ont abattu les personnes morales et l’idée de responsabilité (impossible d’attaquer le canal pour la diffusion du hack). Les échanges sur internet reposent donc sur la logique Kafkaïenne de l’innexistance de la source et de la multiplicité des causes.