Ca jacasse à Eranos. Sortez quelques minutes, décrochez, éloignez-vous, venez prendre un café dans un fauteuil rouge et discuter de ce que cela veut dire "être un bon contemporain", en regardant baisser la lumière.

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  • blog_voeux2006
    “Il faut toujours manger avec le diable avec la grande cuiller” (proverbe populaire)
    21 décembre 2005 (17:05)
  • blog_logoeranos
    Lue Bleylhine et Cidrüd Van Alexheim du Temple des Haches ont réalisé le logotype Eranos que vous pouvez voir sur cette page.
    11 novembre 2005 (17:04)

    Eranos est d’abord ce lieu mythique du montagneux Tessin suisse, l’Ascona où se sont regroupés des penseurs de tous ordres, des années trente aux années soixante-dix. Il faut compter parmi eux Henri Corbin, Mircea Eliade, le théologien Ernst Benz ou le spécialiste de la Kabbale Gershom Scholem. “C’est bien là, écrit Gilbert Durand dans son Introduction à la mythodologie, - en marge de toutes les universités du monde - que, librement, des universitaires les plus éminents créèrent une science anthropologique nouvelle dont la base reposait sur la faculté essentielle du sapiens sapiens : à savoir son incontournable pouvoir de symboliser, son imagination symbolique”.

    Jung aussi visita le cercle Eranos et Gilbert Durand, dont Michel Maffesoli est le disciple, y fut introduit en 1964.

    Quant à la montgolfière, c’est un véhicule que l’on n’utilise pas pour se déplacer. Nous l’avons choisi pour son fort potentiel imaginaire : elle ne transporte pas, contrairement à l’avion, elle met l’accent sur l’entre-deux, entre le décollage et l’attérissage : le trajet, le voyage, l’experience. C’est un vaisseau lié non pas à la création des routes de fret et de transport d’homme, mais à la conquete du ciel, du ciel comme territoire.

  • Après son explosion, sa rationalisation voire sa disparition, peut-on encore parler de communication. Rarement un terme a eu, semble-t-il, tant maille à partir dans ses utilisations et réutilisations. Une certaine sagesse, toute sociologique, tendrait aujourd’hui à retrouver un propos sur les appropriations sociales de la technologie qui soit plus apaisé. L’on a beaucoup écrit sur les NTIC, et l’on a souvent cédé tant à l’euphorie qu’au catastrophisme.
    25 mars 2003 (12:26)

    Nouvelle segmentation bipolaire du monde ou au contraire fragmentation salvatrice des grands systèmes, la notion même de réseau, qu’il soit technologique ou social a trouvé là un point d’affleurement entre les discours savants et une réalité plus partagée. Certes, l’on ne reviendra pas sur l’explosion réelle ou fantasmée de l’apparition des technologies numériques dans le champ social. Du social et du technique, l’on se rend bien compte qu’il n’y a pas eu de délivrance de l’un ou de révélation de l’autre ; nous parlerons plus de coprésence et de rencontre qui ont permis des transformations mutuelles. La proximité des manières d’être contemporaines et des outils technologiques, dans un certain contexte esthétique, sociologique, peut-être mystique, mais aussi économique, a permis un effet de captation de l’une et de l’autre, dont personne, de la technique ou du social, ne sortira totalement indemne.

    L’article sur le site de CAIRN.

  • Pour déborder l’intuition d’Alain Pessin (« Anarchie et anomie », Réfractions, n°1), peut-être pourrions-nous avancer que toute la vie sociale est faite de dérapages du désir. Alors que le sociologue ne parlait « que » d’anarchie, il nous faut redire la présence, actuelle, dans notre quotidien, de ces élaborations du désir qui animent notre vie sociale, et font que nos institutions sont bien souvent un équilibre comme rattrapé de débordements invisibles.
    25 mars 2003 (12:19)

    Penser une société par ce qui lui échappe, et par une sociologie de l’excès, ainsi que Durkheim déjà l’avait initié dans le Suicide, penser le monde par les dynamiques qui le tordent, ou reconnaître la prégnance de l’imaginaire du renouvellement, telle semble être une voie de compréhension du social.

    L’article sur le site de CAIRN.